Notre héritage

En tant qu’Église de Jésus-Christ, nous sommes bénéficiaires d’un précieux héritage spirituel. Celui-ci remonte à la Révélation Biblique—laquelle est normative. L’histoire de l’Église est le fil conducteur de la transmission de cet héritage.

La Réforme du 16e siècle, les mouvements de réveil et l’essor missionnaire qui a débuté au 18e siècle ont permis de retrouver, peu à peu, la vraie nature et la vocation de l’Église de Jésus-Christ. Cette redécouverte se poursuit et sa réalisation parfaite ne se fera que lors de l’enlèvement de l’Église et du retour glorieux du Seigneur. Dans cette attente, nous devons tendre à la perfection.

A la fin du 19e siècle, en Amérique du Nord, parallèlement à d’autres mouvements de l’Esprit de Dieu, un homme, Albert Simpson a redécouvert des vérités bibliques souvent oubliées par une partie de l’Eglise: le baptême des croyants, la vie sanctifiée, le ministère de la guérison. À cela s’est ajouté un fardeau pour le monde perdu qui a conduit cet homme à un ministère d’évangélisation populaire et à la fondation d’une oeuvre missionnaire outre-mer.

Albert Simpson, lui-même d’origine réformée, rassembla des serviteurs de Dieu de différentes dénominations: anglicans, salutistes, mennonites, méthodistes, puis des baptistes, congrégationalistes, frères larges, etc. Ceci aboutit peu à peu à une « Alliance ».

En 1887, au cours d’une convention chrétienne, deux sociétés sont fondées: « l’Alliance Chrétienne » de nature inter-ecclésiastique, et « l’Alliance Missionnaire Evangélique », qui est une société missionnaire internationale.

En 1897, ces deux sociétés sont réunies et deviennent « l’Alliance Chrétienne et Missionnaire« .

En 1996, 57 nations ont été atteintes et les Églises de l’Alliance dans le monde représentent environ 2 500 000 Chrétiens.

En France, quatre églises combinent leurs efforts pour fonder dès 1965 un comité intitulé l’Alliance Chrétienne Missionnaire (ACM).

Leur initiative est rejointe en 1974 par des missionnaires Nord-Américains qui viennent renforcer l’oeuvre, notamment par un ministère auprès des populations asiatiques. Cette synergie laisse une empreinte forte dans l’identité de l’AECM: elle se traduit principalement dans le partage de valeurs-socles, fidèles à la pensée d’A.B. Simpson, mais aussi plus concrètement par l’envoi continu de missionnaires en France.

En 1977, l’ACM devient officiellement une union d’églises: l’Alliance des Eglises Chrétiennes Missionnaires (AECM). Christian Leflaec, pasteur de l’Eglise de Pau,  en est le premier président.

En 2000, sous l’impulsion du pasteur Norbert Clément, à son tour président de l’Alliance, est adoptée la «Vision 20/20» consistant à développer 20 nouvelles églises au sein de l’AECM d’ici 2020.

En 2017, débute le processus d’intégration des églises de la Fédération des Eglises Chrétiennes Missionnaires Hmongs (FECMIM) au sein de l’AECM. Cette union dynamise considérablement le partenariat. Dans le même temps, elle contribue à mettre en évidence un besoin pressenti ces dernières années: celui de réaffirmer, au-delà de nos spécificités, le sens de notre Alliance, notre identité et nos priorités communes pour mettre en œuvre le «Grand Mandat» (Matthieu 28:18-20). 

C’est ainsi qu’en 2018 est lancée l’élaboration d’une nouvelle feuille de route à cinq ans pour l’AECM, incluant un sondage de 100 questions auprès des églises: cette démarche, s’appuyant sur la participation de 39 églises, aboutit lors de l’assemblée générale de 2019 à l’adoption d’une nouvelle feuille de route à cinq ans, intitulée «Ensemble pour grandir».

Aujourd’hui, la famille de l’Alliance en France s’agrandit encore et représente désormais 41 églises dans plus de 26 villes en France métropolitaine et Outre-Mer.

La transmission de l’héritage

L’Ecriture Sainte nous trace un plan, en 2 Timothée 2:2:

Ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres.

Ceci implique:

  • une vocation — Transmettre, le plus fidèlement possible, le message biblique par l’évangélisation, la mission, et l’enseignement.
  • une fidélité — Dans la doctrine, la vie et le ministère.
  • une formation — Tout d’abord celle des disciples de Jésus-Christ, parmi lesquels certains deviendront formateurs.

Il est bien clair que ce n’est pas une tradition que nous avons à transmettre mais un héritage spirituel. Celui-ci s’enrichit lui-même avec les années tout en restant dans la norme biblique.

Ceci implique:

  • Une actualisation du message tout en le gardant intact dans sa nature.
  • De répondre aux besoins du monde actuel qui évolue très vite.

La nature de l’héritage à transmettre

Notre emblème est la schématisation du message de l’Alliance à ses origines: Jésus-Christ sauve, sanctifie, guérit et revient pour régner.

Ce message est toujours actuel mais n’est pas limitatif. On peut dire néanmoins qu’il résume l’œuvre de Jésus-Christ pour l’homme tout entier: esprit, âme et corps.

L’Alliance a pour vocation de transmettre ce message à notre génération, en l’adaptant dans sa forme aux besoins rencontrés.

L’Alliance se veut une dynamique missionnaire aboutissant à la formation d’églises locales, lesquelles sont appelées à se reproduire.

Ceci implique la formation des Chrétiens au témoignage, la formation des églises à l’essaimage, et la formation de l’Alliance à créer des postes pionniers.

Par ailleurs, même si par la force des événements l’Alliance a pris l’allure d’une dénomination, elle n’en garde pas moins son côté rassembleur. Ceci évidemment exclut un prosélytisme malsain et une récupération intéressée.

Toutefois, certaines églises de l’AECM n’ont pas été fondées par l’Alliance mais l’ont rejointe et s’y intègrent très bien. Selon la direction du Seigneur Jésus-Christ, soyons prêts à l’accueil d’églises qui pourraient nous rejoindre et à la collaboration avec des œuvres qui partagent nos objectifs.

Certes, ce qui se vérifie en France se constate dans le monde entier: l’Alliance a une unité de message dans la diversité. Cette dernière, qu’elle soit ethnique, culturelle, cultuelle ou méthodologique doit être considérée comme une richesse donnant lieu à un partage, tout en gardant le discernement.

Là aussi nous devons vivre en Alliance.

Conclusion

L’Alliance (C&MA aux USA, ou AECM en France) n’est pas une fin en soi. Elle n’est qu’un moyen suscité par Dieu pour évangéliser notre monde.

Mais c’est notre fidélité à Dieu et à sa Parole qui lui donnera son identité et qui lui permettra de répondre à vocation: présenter Jésus-Christ à tout homme dans le monde entier.